Sociologue de la religion, celui qu’on surnomma « l’idéologue de la Révolution iranienne » est né à Kahak, dans le district rural de Mazinan, près de Mashhad. Dans cette dernière ville, son père ouvre en 1947 un forum social, le Centre pour la propagation des vérités islamiques, qui se retrouve pris en 1950 dans le débat sur la nationalisation de l’industrie pétrolière. Jeune étudiant, il se familiarise avec la pensée occidentale : ses articles, qui paraissent dans Khorasan, le quotidien de Mashhad, citent aussi bien Freud et Alexis Carrel que Iqbal* et Al-Afghani*. En 1952, il fonde l’Association islamique des étudiants et se distingue par son activisme nationaliste qui lui vaut plusieurs arrestations. On le retrouve par la suite à Paris, où il prépare sa thèse dans la discrétion. Shariati suit les cours de Louis Massignon, de Jacques Berque et de Georges Gurvitch, rencontre Sartre et F…